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 Nouvel An chinois,

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Contadiralire



Féminin Nombre de messages : 2
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Date d'inscription : 03/02/2012

MessageSujet: Nouvel An chinois,    Ven 17 Fév - 18:29

La légende du Nouvel an chinois

Il y a longtemps vivait dans les cieux un monstre terrible et unicorne appelé Nian. Il descendait souvent sur terre pour y produire des ravages et terrifier la population.
L'Empire du Ciel décida de l'enfermer profondément dans une grande montagne mais lui laissa la possibilité d'en sortir une fois tous les douze mois, au nouvel an lunaire. Le monstre pouvait encore se venger et perpétrer ses méfaits à cette date.

En Asie, il existe une fête que tout le monde fête et c’est le Nouvel An Lunaire que nous appelons le Nouvel An chinois. Cette fête tombe toujours entre la mi-janvier et la mi-février.
Chacun place des papiers rouges sang autour de sa porte d'entrée. Dessus on écrit d’une belle écriture des bons vœux pour la Nouvelle Année. Et à l’aube, les habitants font exploser des pétards afin de faire fuir les mauvais esprits et faire revivre une ancienne légende.


Au temps ou les dragons puissants vivaient sur la terre et dans les mers, personne en Asie ne célébrait le nouvel an. Il y avait même un village, ou ce jour était le plus mauvais jour de l'année parce qu’un habitant avait tué un dragon des mers. Et tout le monde sait que c’est une chose terrible qui entraine le malheur car le fantôme du dragon revient hanter le village chaque année à l'aube de cette nouvelle année.

Lorsqu’il apparait, il secoue son horrible tête et hurle :
« Je veux manger. J'ai faim. Donnez-moi à manger un de vos fils premier-né ! »
- « Non! non! Nous ne ferons pas ça. Nous ne vous donnerons pas d'enfant à manger!" répondent les villageois en pleurs.
- "Alors je vous tuerai tous!"
Et le fantôme de dragon souffle une haleine putride et brulante en direction du village.
La chaleur devient intense, les fumées si opaques qu’on n’y voit plus rien. La fumée s’insinue partout, les villageois commencent à perdre même connaissance.
Un sage du village, se dit que le fantôme du dragon va les faire tous mourir.
Il décide de réunir les villageois et plaide à contrecœur : -« Il faut accéder à demande du dragon pour sauver le reste du village, il faut donner un enfant premier-né ». Et il pense qu’avec cette offrande, le fantôme du dragon ne reviendra plus dans ce village.
Mais année après année, le fantôme du dragon revient et chaque année, une nouvelle famille doit sacrifier son fils premier-né pour satisfaire la terrible demande de l’animal.
Une année, c’est au tour de la famille Teng de sacrifier son enfant, mais la jeune madame Teng n’a qu’un seul enfant un beau garçon qui va avoir cinq ans.

Comme le veut la tradition, quatre jours avant le nouvel an lunaire, le guide « messager des rites et coutumes » quitte le temple et s’en va à travers le village jusqu’à la maison de la famille qui doit sacrifier son enfant. Alors qu’il marche en direction de la crique des pécheurs, tous les villageois se demandent avec hésitation.
"Où va-t-il cette année ?"
"Chez la Veuve Teng." dit une femme
"Oh non ! pas chez elle. Elle n’a qu’un seul enfant !" s’écrie une autre, « Elle a déjà perdu son mari emporté par la mer, elle ne peut pas encore perdre son enfant !».

Les voisins de la Veuve Teng se rassemblent autour de la maison. Ils s’attendent à entendre des cris de douleur au moment où elle va apprendre la terrible nouvelle. Mais rien, aucun son ne vient de sa petite maison. Lorsque le messager repart, ils se précipitent chez elle. Ils la trouvent assise dans sa cuisine.
- "Oh ! le messager ne vous a rien dit ?"
- "Si, il m'a dit," a répondu la femme calmement.
- "Mais pourquoi ne pleurez-vous pas ?"
- "Je n'ai pas de temps pour pleurer" leur dit la madame Teng. « Il n'aura pas mon fils. Je cherche une idée pour tromper le fantôme de dragon ».

Pendant trois jours et trois nuits, elle essaye d’établir un plan. De temps en temps, elle fait une pause et elle regarde son fils qui joue dans la cour. Elle vénère ses ancêtres et tous les dieux dont elle connait les noms. Lorsque son fils s’endort, elle s’assoit à côté de lui et lui caresse doucement le visage, il ressemble tellement à son père. Elle va consulter les anciens. Mais personne ne sait quoi faire. La situation semble désespérée.

Lasse de tant de recherche, et démoralisée, elle s’endort épuisée sur le sol devant l’autel de ses ancêtres. Son fils qui la voit dormir, se dit qu’il ne doit pas la réveiller car elle rêve peut-être et il ne veut pas interrompre son rêve…

Il a bien fait, car effectivement sa mère rêve. Et parce qu’elle n’a pas du tout dormi depuis trois jours, des rêves lui viennent de manière décousue. Dans son rêve elle voit des dragons et des fantômes, de la peur et la crainte, des enfants innocents et de la douleur, elle voit du sang et des grands bruits et puis il y aussi de la joie. Tout tourbillonne dans sa tête.

Quelque heures avant le lever du soleil, elle s’éveille et doucement secoue sa tête encore douloureuse d’avoir tant rêvé. Et alors, le miracle se produit. Les images décousues se rassemblent et elle sait ce qu’il faut faire.
Les dragons dans son rêve avaient peur de deux choses, peur de la vue du sang et peur des bruits violents. Et quand on a peur, on s’enfuit en courant ?
Mon plan sera simple : Je mettrai du sang sur ma porte et je ferai tant de bruit que le fantôme du dragon sera effrayé et partira en courant…"
"Du sang ....... mais je suis si pauvre que je n'ai pas même un poulet à tuer pour prendre son sang. Alors elle prend son couteau le plus pointu et se coupe le doigt, elle laisse les gouttes de son sang couler sur un tissu jusqu'à ce que toutes les gouttes le recouvrent entièrement. Alors elle prend le tissu et l’accroche à l'extérieur, sur sa porte.
Maintenant faire des bruits violents…… Les pétards ça seraient le mieux mais je n'en ai pas. Je suis si pauvre que je ne pourrai pas en acheter. Elle réfléchit et pense aux bambous. Elle sait que lorsque des morceaux de bambou brûlent, ils se fendent en faisant un bruit épouvantable. Elle prend son couteau pointu elle s’en va dans le froid pour couper une douzaine de grands morceaux de bambou. Elle les place devant sa porte juste au-dessous du tissu taché de sang. Ainsi disposés en pyramide, ils brûleront rapidement et éclateront tous à la fois.

Quand faudra-t-il allumer le feu ? Juste à temps. Ni trop tôt, ni trop tard. Afin qu'ils éclatent dans le visage du fantôme du dragon. Elle allume une petite torche qu’elle abrite du vent et elle s'accroupit devant sa porte et attend la venue du dragon.
Elle attend, elle attend. Elle a l’impression aujourd’hui que le soleil est gelé.
Tout est calme, si calme, le seul bruit qu’elle entend, se sont les battements de son cœur. Finalement la lune et les étoiles ont commencé à disparaître du ciel, l’aube va arriver.

Faiblement, au loin elle entend le hurlement du fantôme du dragon.
"Est-il temps d’allumer le feu ? Non, le fantôme du dragon est encore trop loin.

Dans le village tout le monde est caché sous les couvertures et sous les édredons. Personne ne dort sachant que la madame Teng attend le fantôme de dragon. Seul son fils dort du sommeil d’un ange sans se rendre compte de rien.

Et puis un hurlement. Le fantôme du dragon est en bas du village. Il est temps pour elle d’allumer le feu. La Veuve Teng prend sa lanterne, elle l’incline vers la pyramide de bambou et l’enflamme.
Elle entend la terre qui tremble sous le poids du fantôme du dragon qui marche vers sa petite maison. Il descend à présent sa ruelle, il s’approche…
Arrivé devant chez elle, le fantôme s’arrête devant la maison et en voyant le linge taché de sang, il se met à hurler si fort que tous ses os ont tremblé. Au même moment, le feu de bambou éclate. Le fantôme du dragon terrifié par la vue du sang humain et les bambous qui éclatent s’enfuit en courant à travers le village.

Et la Veuve Teng ? Elle s’est assise et de grosses larmes se mettent à couler sur ses joues.
Tous les villageois accourent. Les cloches se mettent à sonner et de tous les côtés, les gongs célèbrent ce grand jour tandis que les pétards font éclater la joie !

C’est pour ça que chaque année, dans chaque village, on met des papiers rouges autour des portes pour figurer le sang de la veuve Teng et qu’on allume des pétards bruyants à l'aube pour tenir éloigné le fantôme du dragon et ça marche car depuis ce jour là, le fantôme du dragon n'est jamais revenu. Jamais……………

J’ai trouvé ce texte sur "Chine information.com" et je le conte comme ça......ou presque.

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